« Pour les chips,
une pomme de terre bien ronde »

Installé à Mortefontaine, dans l’Aisne, Jean-Michel Peiffer dirige la ferme du Pouy. Un retour à la terre après une carrière dans le marketing.

Saladier en bois, rempli de pommes de terre crues

Si Jean-Michel Peiffer a toujours eu l’envie de devenir exploitant agricole, ce n’est qu’à l’âge de 37 ans, après une carrière dans le marketing, qu’il se lance : « Jusqu’à ce moment-là, mon père était en activité sur l’exploitation familiale. J’ai donc eu un premier métier, et dans un secteur différent car il est toujours bon de voir ce qui se passe ailleurs. Mais quand l’opportunité de diriger la société familiale s’est présentée, j’ai pris le relais sans hésiter. » C’est alors qu’il se retrouve à la tête d’une exploitation de 475 hectares, dont 60 dédiés à la culture de pommes de terre.

 

Rassemblement de producteurs

« À l’époque de son père, les producteurs de pommes de terre étaient regroupés au sein d’une coopérative implantée à Vic-sur-Aisne, d’où l’origine du nom Vico. « La coopérative était en quelque sorte le prolongement de leur outil de travail. Depuis, les choses ont évolué, notamment sur le plan technique, et nous sommes dorénavant rassemblés au sein d’un groupement de producteurs, avec un cahier des charges à respecter. »La structure se nomme G3P, ce qui signifie Groupement des producteurs de pommes de terre de Picardie. Elle regroupe 45 producteurs, et Jean-Michel Peiffer en est le représentant auprès de Vico.

 

Un lien historique et affectif avec Vico

Si la forme juridique diffère de l’ancienne coopérative, l’intérêt pour les producteurs demeure essentiel : d’une part pouvoir échanger entre eux, mais aussi avoir des informations techniques par rapport aux variétés dont l’industriel a besoin.« Nous avons toujours travaillé avec Vico, il y a donc un lien historique, affectif même. Nos interlocuteurs, qui gèrent les achats de pommes de terre, connaissent bien nos métiers et les difficultés auxquelles nous sommes exposés. Cela permet de trouver une solution équitable par exemple en cas d’aléas climatiques et de mauvaise récolte. »

 

N’est pas « chipable » qui veut !

Sur les huit variétés produites par le groupement de producteurs, toutes destinées à la fabrication de chips, Jean-Michel Peiffer en cultive deux : la Lady Claire et l’Opal. La première est une variété de très haute qualité, idéale pour la transformation en chips. La seconde, une variété plus tardive, est elle aussi qualitative.

Quoi qu’il en soit, une pomme de terre « chipable », c’est-à-dire qui se prête à la fabrication de chips, demande une certaine technicité lors de la production, et possède de nombreuses spécificités : « Elle doit avoir un bon taux de matière sèche, ne doit pas devenir trop sucrée lors de sa conservation, et surtout, il faut qu’elle soit bien ronde mais pas trop grosse. »

 
 
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