« Je cultive 6 hectares de pomme de terre pour Vico »

Installé à Saint-Christophe-à-Berry dans l’Aisne, Régis Blatrier cultive 6 hectares de pomme de terre destinés aux chips Vico. Une production complémentaire de la betterave, du blé et du colza.

Champs de pommes de terre - rangée de pousses

« Je représente la quatrième génération sur cette exploitation et mon père produisait déjà pour Vico ! », raconte d’entrée de jeu Régis Blatrier. Enfant, il ne rêvait pas particulièrement de devenir pompier ou pilote d’avion, mais il participait déjà à l’activité sur la ferme familiale. Il aidait son père à de multiples travaux agricoles, y compris la conduite du tracteur même s’il n’avait pas encore l’âge requis. C’est ainsi qu’il a pris le chemin d’un établissement proposant des filières agricoles, « c’était surtout de la théorie, se souvient-il, le plus important, je l’apprenais sur place. »

Il effectue ensuite son service militaire puis enchaîne directement sur la propriété familiale, en 1985. « Cela s’est fait tout naturellement vu que j’aidais sur la ferme depuis plusieurs années. » En 1990, il crée une société avec son père et c’est en 1997 qu’il tient seul les rênes de l’exploitation.

 

Travail en collaboration

Si Régis Blatrier travaille seul sur son exploitation, il fonctionne en collaboration avec un autre agriculteur qui produit également pour Vico. Une habitude qui remonte à la génération de son père puisque les deux propriétaires arrachaient déjà les pommes de terre ensemble. Ils mutualisent ainsi le matériel agricole et s’entraident quand il y a des pics d’activité, pour les récoltes par exemple.

Sur les 6 hectares qu’il consacre à la pomme de terre, il cultive une seule variété : la Chipie.

 

« la préférence pour la proximité et une taille humaine. »

La totalité de sa production, entre 260 et 270 tonnes par an, part dans la coopérative agricole collaborant avec Vico, dont il apprécie la proximité : « Le contact avec l’équipe de l’usine est bon, les autres producteurs ne sont pas trop loin. Même s’il s’agit d’industrie, cela reste à échelle humaine. »

Et la cinquième génération est en route : « Ma fille a 15 ans, elle part en lycée agricole l’an prochain. »

 

 

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